avril 2017, vacances en Bretagne

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Avec beaucoup de retard, voici un petit album photos issu de belles vacances en avril dernier dans le Morbihan.

Côte Sauvage de Quiberon, plage de Port Bara… Lire la suite

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Retour dans le massif des Trois Pignons, en forêt de Fontainebleau

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La forêt de Fontainebleau (et dans une moindre mesure celle de Rambouillet) est l’une des rares choses que j’ai regretté de ne plus avoir à Lyon.

Ce paysage étonnant et unique fait de pins, d’étendues sableuses et des célèbres blocs de grès est vraiment dépaysant : on marche sur ces plages fossiles de l’époque géologique du Stampien (environ -35 millions d’années), et on imagine sans trop de peine des lagons comme aux Bahamas…

Mais la mer est partie, l’étage sableux d’une soixantaine de mètres d’épaisseur est resté, coiffé d’une couche de grès plus ou moins épaisse (là où le silice a durci et aggloméré le sable). Puis l’érosion a fait son travail et les tables de grès se sont fracturées et effondrées, créant ces vallées (pour des parisiens ; les montagnards souriraient avec condescendance pour cette appellation…) et ces bosses.

Cette forêt est aussi chargée de souvenirs pour moi : en arrivant au lycée dans ma jeunesse, j’ai découvert en même temps la montagne (avec une passion fulgurante) et l’escalade, que je pratiquais avec grand plaisir au sein d’un club d’alpinistes briards passionnés. Tous les dimanches où il ne pleuvait pas, je partais ainsi passer la journée en forêt : j’ai encore souvenir de bien des frissons sur des prises improbables où forcément, le pied semblait ne pas pouvoir tenir, ou les doigts ne pas pouvoir s’accrocher à leur gratton, ou encore quand la main arrivait dans ce qui était censé être un bac confortable pour sortir du passage exposé, mais qui se trouvait être rempli de glace et où on ne pouvait plus enfoncer la main…

On croisait dans la forêt tous les parisiens en manque de montagne qui venaient randonner ici en « grosses », avec leurs polaires et leur tenue de cafiste délicieusement désuète. De nombreux massifs et blocs étaient célèbres et avaient leur histoire, comme le toit et le bilboquet au Cul de chien, le cube au rocher Fin ; on parlait des exploits de Jacky Godoffe qui ouvrait une voie en 7b+ au Cuvier…

Puis la vie et ses responsabilités ont pris le dessus, mais j’ai tout de même continué à venir de temps à autres avec grand plaisir.

J’étais donc heureux de me retrouver au grand parking de Noisy sur Ecole ce dimanche matin au lever de soleil, même si le thermomètre affichait -10°c. Lire la suite

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vacances en Bretagne, hiver 2016

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Un petit retour succinct sur des vacances en Bretagne (dans le Morbihan) pour les fêtes de fin d’année.

Ce fut bien agréable de retrouver la Bretagne en hiver, avec le calme et de belles vagues sur l’océan…

Un petit mélange des photos des vacances : Lire la suite

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les Andelys, randonnées au bord des falaises de la Seine

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Le beau temps démarré début décembre et qui m’a permis de faire enfin une balade sympathique dans la région s’est poursuivi le week-end suivant. J’ai ainsi pu profiter de beaux couchers de soleil sur les falaises de la Seine.

Cette fois j’étais un peu plus loin que la Roche Guyon : aux Andelys, toujours sur la vieille frontière entre le royaume de France et la Normandie, mais sur la boucle de la Seine en aval de la Roche Guyon, et sur les anciennes terres de Richard cœur de lion.

La forteresse qui domine le méandre est donc Château Gaillard, que Richard cœur de lion appelait « sa fille d’un an » (car bâtie particulièrement rapidement), mais elle n’empêcha pas la venue de Philippe Auguste qui conquit cette forteresse après un siège en règle de plusieurs mois…

J’ai eu l’occasion de refaire (refaire, car c’est un site que j’appréciais bien avant le départ à Lyon) une balade aux Andelys début octobre. Après une période chargée au travail je rêvais vraiment de me dégourdir les jambes ainsi que de retrouver un peu de verticalité dans cette Ile de France bien trop plate à mon goût. Malheureusement ce jour-là, la météo avait été finalement très décevante avec une grisaille sans espoir…

J’ai donc bien apprécié de pouvoir y retourner samedi et dimanche dernier, en en faisant profiter les enfants au passage. Ils étaient heureux de redécouvrir l’étonnante roche de l’Ermite dont le sommet est largement creusé avec luxe : une cheminée, et pour la vue au soleil un tunnel qui mène en plein vide de la face ouest…

Il n’y a pas grand chose de plus à raconter, place aux photos ! (qui seront mélangées exceptionnellement)… Lire la suite

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la Roche Guyon, un petit tour sur les falaises de la Seine

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J’avais déjà fait quelques petites balades ici ou là depuis notre arrivée en région parisienne, et même déjà sur les falaises de la Seine (du côté des Andelys), mais rien à faire : je n’avais jamais réussi à conjuguer une belle balade et du beau temps (au moins un peu de soleil) depuis l’été…

Et finalement cette toute fin d’automne a vu quelques jours avec un froid accentué, du vent glacial, mais aussi un beau ciel bleu à en attraper des coups de soleil ! Le site météo que je consulte avait même, dans un grand enthousiasme, osé la comparaison : « on se croirait en montagne » ! Donc je ne pouvais pas rater ce petit créneau et me voilà parti ce mercredi pour la vallée de la Seine, qui est l’un des rares endroits des environs à offrir un peu de verticalité.

Parmi les diverses possibilités de parcours, j’ai opté pour la Roche Guyon, qui avait l’avantage d’être le plus près et où finalement je n’avais jamais sérieusement randonné.

Le site est joli bien sûr, avec une belle orientation plein sud, et finalement un peu plus calme que la Seine aux Andelys, où passent sans cesse des péniches en lien avec les sablières. Ici à la Roche Guyon, l’autre rive de la Seine (au creux de la boucle) offre une forêt à perte de vue, où l’on aperçoit juste une gentillhommière perdue.

En présentation on peut dire également que la Roche Guyon, comme Château Gaillard aux Andelys d’ailleurs, se situe à l’ancienne frontière convoitée et disputée entre les rois de France et ducs de Normandie. Mais autant Château Gaillard est une forteresse bâtie par Richard Coeur de lion pour intimider Philippe Auguste (sans succès d’ailleurs…), autant la forteresse de la Roche Guyon, en rive gauche de l’Epte, est restée sur le domaine du roi de France, fief de son vassal le sire Guy de la Roche. Lire la suite

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un passage par le Purgatoire…

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Après un dernier bivouac au départ de Lyon, j’ai eu l’occasion de refaire une dernière (sans doute !) randonnée au départ de Lyon…

Cette balade avait d’ailleurs un petit air de retour à mes premières amours puisque je suis reparti dans le Purgatoire, où j’avais passé tant de journées en 2011 à chercher les traces des charbonniers et des spéléos, avant de finalement passer à autre chose et de ne plus guère retourner que de temps à autres dans les Erges

Avant de poursuivre ce petit récit, il me faut d’ailleurs reprendre le temps de présenter le contexte général de l’endroit.

Le Purgatoire se situe au nord de la réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors (ou pour prendre un axe différent : il se situe à l’est de la prairie d’Arbounouze). C’est une zone assez remarquable en ce sens qu’elle est particulièrement perdue et sauvage : c’est un enchevêtrement de petits rancs rocheux, de lapiaz, de gouffres et de végétation plus ou moins dense. Le tracé du GR91 le souligne d’ailleurs par opposition assez bien car il l’évite soigneusement, en descendant de Carette vers Arbounouze, avant de remonter plus loin vers Tiolache.

Mais dans un passé pas si lointain la situation était nettement différente : cette zone était occupée par les charbonniers qui y ont créé de nombreuses sentes que l’on retrouve plus ou moins facilement aujourd’hui, avec ici ou là les plates formes de leurs charbonnières sur lesquelles on retrouve encore la terre noircie.

Un peu plus tard une autre population, bien moins nombreuse mais pas moins active, est venue quadriller tous ces contreforts tourmentés de la barrière du Vercors : les spéléos, et tout particulièrement l’ASV (Association Spéléo Vercors), qui a laissé des traces mémorables dans les années 60 avant de se mettre en sommeil à la fin des années 70. Ils ont largement repris et entretenu les vieilles sentes des charbonniers, puis ont laissé leurs marques auprès de la plupart des gouffres et des cavités innombrables dans ce chaos rocheux, qui est tel une mer déchaînée et subitement pétrifiée.

L’ASV avait deux figures marquantes dans les années 60 et 70 : Jésus (de son vrai nom Marcel Jougan ; 1930-1995) et Goupette (Jean-Paul Argoud-Puix ; 1944-1991), que suivaient bon nombre de jeunes intrépides du plateau. L’ASV s’est notamment distinguée en faisant de belles campagnes d’exploration dans la grotte de la Combe de Fer (où Goupette manqua de peu de décéder suite à une chute de 18m dans une cheminée à -110m, en pleine tempête de neige en janvier 1965, avec un sauvetage difficile à la clé) et en découvrant le Pot 2 (un puits avec une verticale directe de 317m : record du monde à l’époque qui leur valu un article de Paris Match à la fin des années 60 -cf. plus bas).

Ils ont également bâti plusieurs cabanes qui leurs servaient pour leurs camps de prospection, et mes recherches ont d’ailleurs été motivées au départ par les lointains souvenirs de Pascal, qui se rappelait être passé à la cabane à Jésus dans les années 80 et qui se demandait où elle pouvait bien être, si tant est qu’elle existe encore.

Avec notamment Pascal et Gérard, nous avons ainsi pas mal sillonné tout ce secteur, en s’attardant notamment de la Combe de Fer à Tiolache avec des zones particulièrement captivantes : la Combe de Fer, Serre du Play, le clos de la Fure, le Grand Pot, le Rey Blanc, le Purgatoire et la zone particulièrement fracturée du Pot 2, et enfin les Erges (tout cela respectivement du nord au sud).

J’ai relaté au final l’essentiel de tout cela (pour ma part), sur une page de mon vieux site web à l’époque.

Ce dimanche matin me revoici donc avec Pascal au col de la Berche, en vue de refaire un joli petit tour dans tout ce secteur où je n’étais pas revenu depuis un bon moment. On sent que c’est une randonnée qui fera date dans l’histoire des Hauts Plateaux du Vercors et nous avons mis nos plus belles tenues en conséquence : Pascal a son short de marathon et j’ai ma tenue de boy-scout…

L’idée n’était pas de refaire de grandes explorations et de grandes découvertes, mais juste de prendre plaisir à repasser dans tous ces endroits perdus et envoûtants. Pour simplifier la lecture et la compréhension, je relaisse ici sans attendre les schémas que j’avais fait sur cette portion du plateau, en reprenant la base d’un vieux schéma de l’ASV peut-être fait par Jésus lui-même, et que j’ai complété avec les données d’aujourd’hui.

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Nous sommes tout d’abord passés par le Pot du Play, avant de bifurquer vers l’ancien refuge octogonal du parc du Vercors (qui a brûlé il y a bien longtemps et dont ne restent guère que les fondations en béton) pour aller chercher le départ de la vieille sente des charbonniers de la combe Morta, que je n’avais prise qu’une fois et qui mène aux abords de l’ancien refuge ASV au débouché du « chemin bleu du Purgatoire ». Nous avons remonté la combe en profitant de ses curiosités (par endroits des gouffres qui s’ouvrent sous les tapis de mousse, une ou deux grottes, des aménagements de sentiers faits par les charbonniers et un beau miroir de faille qui ferme la combe au sud sur une bonne distance). Lire la suite

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Un bivouac dans le sud Vercors : la vire du rocher des Heures

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Ce fut certainement mon dernier bivouac dans le Vercors au départ de Lyon…

J’avais effectivement la possibilité de partir faire un bivouac ce long week-end, mais la météo exécrable de cette semaine, qui s’est prolongée le samedi, m’a conduit à me contenter finalement d’une sortie sur le dimanche et le lundi. Même pour ces deux jours les prévisions n’étaient pas extraordinaires (surtout le dimanche) mais dans ma situation les occasions ratées sont plus que jamais perdues, donc je me suis dit que je regretterais certainement de ne pas avoir tenté ma chance. Avant de partir j’ai tout de même jeté un oeil aux webcams de la station de Villard et ça n’était pas encourageant : brume épaisse, aussi bien à 1100m à Bois Barbu qu’à 1700m sous les rochers des Jaux. Rien qu’à voir ces images j’imaginais bien le vent glacial qui devait les accompagner, et je me suis dit que la balade risquait d’être très austère : il fallait prendre les affaires pour le froid…

J’avais deux idées en tête pour cette balade : avant tout profiter à nouveau du chant des tétras comme c’est encore la période de leurs parades, et si possible refaire un tour à la belle vire du rocher des Heures où j’étais passé il y a quelques années mais en attendant presque toute l’après-midi d’avoir droit au soleil. J’avais d’ailleurs à cette occasion retraversé le plateau de nuit pour rentrer bivouquer au pas de l’Aiguille, donc il n’y avait pas de raisons que je ne puisse pas regagner les abords de l’arène des tétras. Lire la suite

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