le Ranc des Agnelons

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Ce 20 juillet c’est Madame qui prenait la voiture, il fallait donc trouver une balade au départ de Villard.
J’ai repensé à cette traversée du ranc des Agnelons que j’avais voulu faire il y a 3-4 ans mais où j’avais arrêté rapidement à cause du mauvais temps.
Donc cette fois c’était le jour, et au final je m’en veux : quand je pense que j’ai dû monter 30 ou 40 fois le col Vert, j’aurais dû passer par là plus tôt !
C’est un beau cheminement aérien et panoramique, qui était tout de même pas mal plus long, délicat et parfois aérien que ce que j’imaginais : heureusement que je n’avais pas emmené le fiston !
Alors que dès 9h du matin le col Vert était déjà assez fréquenté, j’ai juste croisé sur la crête un randonneur sans doute contemplatif comme moi (il redescendait déjà). Question animaux j’ai enfin vu un chamois (je commençais à désespérer cette semaine), et l’aigle est repassé mais très brièvement.
Arrivé à la double brèche j’ai mangé en regardant les grimpeurs qui s’engageaient vers le Gerbier (qui m’a semblé pas mal plus impressionnant que ce que j’avais vu en photo ; je ne pense pas que j’aurais eu le courage de l’enchaîner après les Agnelons n’étant plus un jeunot comme Pascal Sombardier qui suggérait l’enchaînement dans son livre)… Un couple d’ailleurs débutait la traversée, et la jeune femme ne semblait pas très à l’aise (ce que je comprends)…
Enfin pour reprofiter de l’arête avec les nuages moins présents, j’ai opté pour le demi-tour vers le col Vert, en prenant largement le temps de regarder les animaux, les fleurs, etc… Vers 16h un coup de tonnerre retentit et m’arrache à ma tranquilité : je m’aperçois avec surprise qu’un orage se déclenche sur Méaudret, je n’avais pas vu ces nuages noirs arriver…
Du coup je n’attends pas plus un nouveau passage de l’aigle et je redescends sans traîner (mais finalement l’orage se décale vers Autrans).
Arrivé à Roybon je vois l’hélico des secours qui survole un long moment (pas loin d’une heure je pense) le Gerbier et le bout des Agnelons : j’espère qu’il n’y a pas eu d’accident grave…
Enfin le bilan : une belle journée en montagne comme j’aime, perché sur une crête loin du monde. Maintenant c’est clair : du col Vert je ne filerai plus vers le Cornafion ou le col de l’Arc. Question difficulté et vertige je dirais que le Ranc des Agnelons est moins impressionnant que le sangle de Fouda Blanc aux lignes si pures et aériennes par exemple, mais mine de rien le cheminement le plus simple de l’arête passe régulièrement sur le fil où l’on se prend à poser un pied à 30 cm des 300 m de vide du flanc ouest, donc il faut le pied très sûr. Qui plus est il y a deux ou trois petits passages d’escalade (très facile mais avec des jeunes ça peut vite devenir délicat). Donc le sentier est globalement plus complexe et exposé me semble-t-il que le Cornafion, mais il permet en revanche de bénéficier d’une belle ambiance panoramique sur toute sa longueur contrairement au Cornafion où la crête ne se dévoile que sur la toute fin.

NB : précision sur le sentier
Des forestiers ont travaillé récemment au-dessus de Roybon et la piste est vraiment très boueuse et abîmée entre la fontaine Magdelen et la jonction avec le sentier qui arrive du pont de l’Amour. Privilégier donc ce dernier accès pour monter à Roybon.

Départ matinal aux Pierres.

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Une petite sente file du col vers le sud ; on ne tarde pas à dominer le col Vert.

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La première des deux vraies difficultés du parcours est en vue : la canine qui barre l’arête au fond.

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Le sentier alterne les passages plutôt rocheux avec des passages herbeux plus débonnaires.

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Malheureusement les premiers nuages matinaux enveloppent la crête ; heureusement ils ne s’y arrêtent pas trop.

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La sente se poursuit plus ou moins marquée selon les endroits : parfois avec des passages assez délicats et rocheux au bord du vide, parfois plus tranquille.

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Des ancolies.

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On sent que le Gerbier approche avant le point culminant.

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Arrivée à la double brèche.

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Pendant le pique-nique je regarde les cordées engagées sur les arêtes du Gerbier.

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Et c’est parti pour le long retour.

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La deuxième difficulté notable ; à la jonction entre Saint Paul de Varces et Prélenfrey.

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Un aigle encore, passé deux fois dont une fois en rase motte sur la crête.

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Mais l’orage tonne et la pluie tombe sur le haut des gorges de la Bourne : j’arrête de traîner…

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Retour aux lacets du col Vert.

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En fin de journée, l’hélico des secours tourne longuement au-dessus du couloir d’accès du Gerbier.

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