De la clairière du Pichet à Pré Rateau

DSC_4526_20131013_125259

Ce dimanche il était convenu depuis un moment de se retrouver avec Pascal et Gérard, avec qui j’avais pas mal vadrouillé dans le Purgatoire et les Erges en 2011.

La neige tombée en quantité non négligeable le vendredi avait mis néanmoins quelques incertitudes sur la balade mais Pascal qui n’a peur de rien se réjouissait plutôt : « si ça se trouve il en restera sur les crêtes dimanche » ! En voyant la tête des crêtes le samedi matin depuis Villard (même sous les Plâtres à 1250m c’était blanchi…), je me suis dit que la question n’était pas tant de savoir s’il en resterait sur les crêtes le dimanche mais si notre balade prévue entre 1300 et 1600m pour retrouver quelques vieilles sentes laisserait apercevoir le sol par endroits (condition importante pour retrouver de vieilles sentes)…

Heureusement les températures se sont nettement radoucies le samedi soir et la neige n’aura pas été gênante au final. En revanche ce redoux venant dans un flux de sud nous a amené de la pluie : le dimanche matin quand je retrouve Gérard à Villard vers 7h il pleut. Ce n’est pas trop méchant quand même et la météo prévoit une amélioration donc nous partons pour retrouver Pascal au parking de la Coche, au-dessus de Saint Agnan. Gérard me fait remarquer qu’il a un peu passé l’envie d’aller se balader sous la pluie et que c’est bien pour le plaisir de retrouver les amis que ça vaut le coup d’aller là-haut. En entamant la montée vers la Coche, sous un ciel très bas et menaçant, j’essaye avec conviction de ranimer la flamme : « mais non je suis sûr qu’à la Coche on va déboucher dans une tempête de ciel bleu, au-dessus de la mer de nuages »… Bon évidemment au-delà de la boutade je pense comme lui : bien dommage d’avoir ce temps mais en bonne compagnie la journée promet quand même d’être sympathique.

Pascal est déjà sur le parking, il fait environ 7° et nous nous équipons. Il faut noter une vraie déception pour moi : j’imaginais que Pascal allait mettre son short de marathon, ses tiges basses et un petit tshirt (car il nous avait expliqué vouloir « parfaire son bronzage » à cette sortie) mais non : il s’équipe comme nous en petit joueur avec une tenue imper des pieds à la tête…

Trêve de considérations météo nous partons donc en montant vers la clairière du Pichet que nous atteignons rapidement. De là nous bifurquons plein nord vers les prairies que j’avais traversées en février dernier dans une ambiance de bout du monde et de course contre la montre qui m’avait marqué. Cette fois le cheminement sur le sec (enfin non, disons sans neige) est bien sûr très facile et nous arrivons rapidement au bout des clairières (à noter qu’un immonde surbalisage vert suit toute la trace, y compris sur le GR91). De là nous prenons doucement de l’altitude vers l’est en direction du GR en passant au nord de la Roche Ceinturée. La forêt s’éclaircit de nouveau et nous tombons sur un site agréable, occupé par une ruine. Une bonne sente continue à monter et nous ne tardons pas à arriver sur le GR, un peu au sud de la jasse du Play (aux environs de Biscordat). Pascal et Gérard redescendent un petit moment pour aller repérer une autre sente qui pourrait suivre un talweg parallèle et ils y trouvent une autre ruine. En attendant je reste debout sous aucun bruit et rapidement c’est le petit miracle habituel : la montagne s’anime de nombreux piaillements et petits mouvements d’animaux, j’entends même un tétras lyre qui roucoule par intermittence un peu plus loin.

Enfin les amis reviennent et nous poursuivons sur la jasse du Play. La cabane est vraiment propre et nickel, nous pique niquons à l’extérieur alors que quelques coins de ciel bleu apparaissent permettant à un soleil bienvenu de nous réchauffer. Pour le repas je découvre le saucisson ramené de Corse qui est délicieux, comme celui de Gaëlle l’année dernière et je m’en veux de ne pas en avoir ramené plus. J’ai aussi amené un thé chaud et fait rapidement la veille un suisse maison : spécialité lyonnaise de Valence comme j’en taquine Pascal…

Puis nous repartons vers le nord un petit peu avant de rebifurquer sur une très vague sente (pourtant bien indiquée sur IGN) qui permet de retomber sur le sentier central en partant du point 1602. Nous suivons ce dernier un bon moment en entendant dans le lointain les cerfs qui se mettent à brâmer. Dans les découverts qui commencent à Tiolache le bas ça devient magique avec le soleil, j’aime vraiment bien cette ambiance. Au passage nous tombons sur les fondations de l’ancien refuge hexagonal qui était là mais qui a brûlé il y a longtemps (le seul rescapé est celui des Chaumailloux). Pascal me fait découvrir à proximité la fontaine (qui coule bien à son étonnement) et la ruine qui la jouxte.

Nous redescendons pour prendre une sente excellente entre Pionchenu et le Serre du Loup qui ramène vers Pré Rateau. C’est un vrai plaisir dans cette ambiance, aussi bien visuelle que sonore, avec ses nombreux découverts.

Enfin nous débouchons à Pré Rateau qui me rappelle là encore mon équipée de février et nous rentrons tranquillement à la Coche par la petite route des Charbonnières, alors que les crêtes dont la neige a sensiblement fondu se laissent maintenant bien apercevoir.

Nous venons d’arriver à la clairière du Pichet. Il est temps de bifurquer plein nord.

DSC_4463_20131013_093105 DSC_4478_20131013_095451

Sur la fin des prairies, de bonnes averses se déclenchent : il faut y croire…

DSC_4482_20131013_095632

L’autoroute des fourmis.

DSC_4490_20131013_101505

Un peu plus haut la forêt est moins dense ; nous tombons sur une jasse ruinée.

DSC_4497_20131013_112945 DSC_4502_20131013_113605

Nous sommes tout près du GR.

DSC_4510_20131013_114641

Nous voici sur le GR ; il est midi et je ne trouve toujours pas les éclaircies annoncées…

DSC_4514_20131013_122731

Un immonde balisage vert intempestif partout…

DSC_4517_20131013_124317

Assez soudainement, en arrivant à la jasse du Play, les éclaircies arrivent ; ça fait du bien !

DSC_4524_20131013_125137 DSC_4526_20131013_125259

Les restes d’un randonneur nous accueillent…

DSC_4528_20131013_125356

La jasse est particulièrement propre en tout cas.

DSC_4534_20131013_125626

Même la crête de Rocheherbe se dégage.

DSC_4538_20131013_140141

Nous redescendons. Aux alentours de Tiolache le bas les prairies apparaissent et les cerfs brament au loin, c’est magique.

DSC_4558_20131013_151256

Nous tombons sur les fondations de l’ancien refuge hexagonal.

DSC_4563_20131013_151817

Puis nous montons rapidement à la ruine de Tiolache bas et à la fontaine, qui coule bien.

DSC_4567_20131013_152528 DSC_4575_20131013_153615

Et c’est reparti, avec la belle traversée de Pionchenu.

DSC_4577_20131013_153737 DSC_4592_20131013_160912 DSC_4598_20131013_162301

Nous débouchons à Pré Rateau ; la fatigue commence à se faire sentir et il est temps de rentrer.

DSC_4607_20131013_165148 DSC_4611_20131013_165344 DSC_4613_20131013_165420

Publicités
Cet article, publié dans Vercors, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 Responses to De la clairière du Pichet à Pré Rateau

  1. Sympathiques souvenirs d’une belle journée partagée, que la pluie matinale n’aura même pas réussi à gâcher. À refaire…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s