Octobre 2021, Vercors

Un grand cru pour ces vacances de Toussaint dans le Vercors !

Nous avons en effet profité d’un temps superbe presque toute notre semaine (allez, un peu trop de vent certains jours si je veux être parfaitement objectif).

Donc pas mal de petites balades sympas en famille (quoique la famille se réduit sensiblement maintenant : seul le petit dernier nous accompagnait encore)…

Dimanche 25/10 : pas de l’Allier

Journée tronquée après les courses matinales, donc nous partons du Briac (St Martin en Vercors) tranquillement, pour monter vers les rochers du Bournillon (qui ont toujours leur bienveilleur)… Jolie vue sur les Coulmes en face et la grande Cournouse à l’ouest (un futur Mont Aiguille peut-être ?)

De là nous traversons le joli bois de l’Allier (superbe à cette saison avec les hêtres aux couleurs de flamme) puis nous gagnons le pas du même nom.

L’ambiance y est bien agréable et nous y patientons jusqu’au coucher de soleil, avant le retour nocturne (mais pas trop long), agrémenté des chants de quelques hulottes…

Lundi 26/10 : montagne de St Gicon, dans le Dévoluy

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de repasser dans le Dévoluy, c’est simple : pas une seule fois depuis le retour en région parisienne !

Depuis l’Ile de France c’est loin bien sûr, mais aussi depuis le plateau du Vercors (en ajoutant que les balades ont facilement des dénivelées soutenues, ce qui n’est pas le plus simple en famille).

Donc cette montagne de St Gicon, à défaut d’être emblématique du massif (ce sont pour moi les crêtes comme la Cavale ou Vallon Pierra qui le sont), avait quand même trois intérêts à mes yeux : pas trop dure ni à trop longue approche, certainement un joli belvédère entre les deux grandes crêtes du massif, et enfin le passage à la fameuse « Mère Eglise », petite chapelle romane de St Disdier que je n’avais pas eu l’occasion de prendre en photo correctement lors de mon seul autre passage à côté en 2009 (orage mémorable en y passant sur une fin de balade)…

Donc cette fois avec le ciel bleu et ces belles conditions, c’était à faire pour au moins ramener enfin une jolie photo de cette mère église !

Pour l’itinéraire, j’avais gardé en mémoire du livre de Pascal Sombardier sur le massif que l’on pouvait sans trop de mal faire une boucle en redescendant par le col de l’Aup (avec un brin de passages délicats qui se franchissaient mieux en montée).

J’ai donc opté pour faire la boucle à rebrousse poil : monter par la piste et le col de l’Aup jusqu’au sommet du St Gicon, puis redescendre tranquillement par sa face sud.

Une première grosse déconvenue en montant : la mère église était en travaux, recouverte d’échafaudages !! Et d’autant plus décevant que cette fois la lumière, son orientation et le ciel étaient de la partie, j’aurais eu ma photo !

Cela dit je ne pouvais pas y faire grand chose donc tant pis, dépité je suis remonté dans la voiture en me disant que je réessayerais à nouveau dans 15 ans…

Arrivée sans soucis au parking des Hauts Gicons, et de là nous avons entamé la marche sur la piste à 4×4, un brin longuette (mais à défaut d’autre chose, facile à suivre)…

Au point 1492, nous l’avons enfin laissée pour attaquer la montée vers la cabane et le col de l’Aup, dans une ambiance tout de suite plus agréable !

Après un ou deux petits raidillons, je me suis dit qu’il valait mieux prendre le pique-nique, en profitant de la belle vue et avant d’attaquer les raidillons suivants (d’autant qu’avec la famille, on ne plaisante pas sur l’heure du déjeuner)…

L’ambiance était vraiment sympa : belle vue sur les crêtes du Pic Pierroux, sur l’Obiou (impressionnant vu d’ici !) ou sur la plaine de Pellafol avec son hameau de la Posterle à l’entrée de la montagne. Nous avons même eu droit à un passage des perdrix bartavelles (avec mon fils me faisant remarquer que ça aurait pu être la gloire de son père : elles étaient deux elles aussi)…

Après la pause nous avons repris la montée et assez vite nous avons buté sur un obstacle plus raide, je me suis dit que j’avais intérêt à chercher quelle pouvait être la meilleure trace mais rapidement j’ai commencé à entendre des cris « t’es où ? on aimerait bien te voir ! » donc je me suis dit qu’il fallait revenir en arrière pour guider (et peut-être rassurer). Effectivement, l’ambiance devenait tendue et le petit dernier voyait déjà sa dernière heure arriver. Après quelques échanges nous avons convenu que je pourrais avancer un peu jauger la suite et trouver le passage, mais parvenu sur la bosse j’ai continué et la suite consistait en une petite arête certes large mais assez expo quand même, suivie d’un raidillon pour redescendre de l’autre côté.

Rapidement, je me suis dit que si déjà la famille bloquait au bas du premier petit raidillon dans la pente herbeuse sans dangers, ça ne passerait pas pour l’arête (courte encore une fois : je ne voudrais pas décourager des vocations souhaitant passer par là, ce n’est pas le Gerbier) !

Donc demi-tour, certes un peu écoeuré mais bon, dans un sens ça laissait la balade dans la lignée de la déception avec la chapelle romane.

Donc rapidement nous avons regagné l’herbe à vaches avant de ré-avaler la piste à 4×4 : un joli score pour une journée à boulets…

Et je me joins au groupe des boulets car en relisant le topo de Pascal Sombardier, il mentionnait bien cette difficulté (« pour les plus aguerris » !), en indiquant que le passage expo pouvait se contourner par les pentes herbeuses…

Bref, pour une prochaine fois (si elle a l’occasion de se produire !), on montera par le sud et ceux qui le souhaitent descendront par la face nord (et de mon côté je relirai mieux les topos à l’avenir) !

Mardi 27/10 : crêtes autour de Vassieux

Pour le lendemain une grande journée était attendue : je retrouvais enfin le cher ami Scal, avec qui j’avais fait tant de belles sorties en montagne ! La famille de son côté rêvait plutôt d’une journée off après la veille donc le compromis s’est vite trouvé : j’irais là-bas seul.

Nous avions convenu de nous retrouver à Vassieux (nous en reparlerons peut-être…), de monter ensuite à la crête du puy de la Gagère et de là filer vers le sud, en avisant selon l’envie, le temps et la forme !

Sur la route j’ai réalisé que cet automne cela faisait précisément 10 ans que j’avais fait les premières randonnées avec Scal et Gérard, poussé à l’époque pour retrouver les traces des charbonniers dans les coins les plus perdus des hauts plateaux. Un seul regret : ne pas avoir pu faire ces retrouvailles à trois !

Mais bon néanmoins ce fut effectivement un immense plaisir de saluer Scal et de retrouver sa voix chantante, son allure légère, et ses petites sentes drômoises de derrière les fagots.

Après une montée raide nous avons débouché sur les crêtes du Puy de la Gagère en réalisant que nous avions un peu de chance : il y avait certes un grand vent et un air un brin frisquet, mais notre crête était bien dégagée alors que les nuages étaient nombreux ailleurs (sur la grande crête du Veymont, mais aussi sur Nève ou Ambel). Bref j’ai pu taquiner Scal en lui disant que cette fois il apportait le soleil !

Cette crête est plaisante donc naturellement la suite vers le sud s’est faite d’un bon pas, en papotant bien comme à l’ancien temps, et nous n’avons pas trop tardé à déboucher sur les prairies du But St Genix, où je n’étais pas remonté depuis mon adolescence !

De là nous avons obliqué vers l’est jusqu’au col de Vassieux avant de rentrer paisiblement par les sentiers et la campagne au sud de Vassieux.

Une bien belle journée en tout cas, en espérant avoir l’occasion de revoir Scal un peu plus vite, et pourquoi pas accompagnés de Gérard : il doit bien rester quelques sentes à découvrir aux abords du Purgatoire…

Mercredi 28 : lac de Brouffier

Pour le lendemain le grand beau temps était de retour, et la famille bien remise : donc nous avons opté pour une balade dans le Taillefer, de la Morte (le nom alimentera en partie les conversations de la balade…) jusqu’au lac de Brouffier (faite il y a quelques années en vacances avec les deux derniers, qui avaient apprécié).

Pas grand chose à dire : joli petit tour au milieu des couleurs d’automne, pas trop de monde, pas de moustiques (contrairement à l’été) ! Bref : une belle journée encore en montagne !

Jeudi 29 : les Coulmes, dans les environs de Presles

Pour varier un peu les plaisirs, nous avons opté pour une balade plutôt forestière dans le Vercors le lendemain (mais en visant plutôt les forêts de feuillus pour les couleurs d’automne : le massif des Coulmes au nord ouest était le candidat parfait).

Nous avons démarré en faisant un tour au centre tibétain de Montchardon (Izeron), puis nous sommes ensuite montés sur Presles d’où nous avons fait une petite boucle paisible (Presles, Serre Cocu, le Faz et retour à Presles par la Croix Sappey). Bref au programme : les jolies couleurs des hêtres en feu, une petite séance pour trouver des pelotes de rapaces (cette campagne leur va bien), et encore une belle journée ! Le retour à travers les Coulmes le soir notamment fut superbe !

NB : pour les plus curieux et aventureux, notez que Pascal Sombardier proposait justement un itinéraire sur les crêtes de Malleval, au départ du centre tibétain

Vendredi 30 : hauts plateaux du Vercors

Nous n’y étions pas encore passés aussi pour cette dernière grande journée complète, nous nous sommes dit qu’il fallait faire un tour sur les hauts plateaux du Vercors.

Départ un peu au nord de la Coche, et de là nous avons gagné les prairies de Tiolache (en redécouvrant involontairement quelques sentes au passage…), puis le GR et la Jasse du Play, avant de redescendre à Pré Rateau à partir de la plaine de Biscordat.

Pas grand monde sur le plateau et toujours cette belle ambiance de solitude et d’infini. A noter que par endroits on entendait encore (dans le lointain !) le brame d’un cerf : magique !

Côté météo le changement de temps s’annonçait et un vent soutenu était bien là. Nous avons d’ailleurs croisé une randonneuse qui faisait une itinérance en solitaire depuis quelques jours et qui hésitait à aller dormir en haut du Veymont pour cette nuit, on a admiré son courage !

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2 Responses to Octobre 2021, Vercors

  1. Bonjour Cédric,

    La photo 2/17 de la randonnée du 30/10 ressemble à la Fontaine Pourrie, mais je ne l’imagine pas sur l’itinéraire que tu as suivi ? Tu me diras. Autrement le vent du Puy de la Gagère souffle toujours, tu me rassures… J’étais évidemment avec vous par la pensée.

    Merci pour le partage de ces beaux souvenirs de vacances.

    À bientôt, amicalement

    • Bonjour Gérard,
      Non effectivement, c’est la fontaine de Tiolache.
      Oui, nous pensions bien à toi aussi ! J’ai lu ton autre réponse : en te souhaitant de te remettre vite d’aplomb en tout cas !!
      A une prochaine, Cédric

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