Abeilles et apiculture

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Depuis l’année dernière (automne 2017) je me forme à l’apiculture grâce à une association locale, et en ce printemps 2018 un essaim vient de rejoindre le jardin pour y faire son acclimatation.

Je vais donc vous proposer sur cette page quelques photos et remarques relatives aux abeilles et au monde apicole…

La culture familiale dans laquelle j’ai grandi a toujours laissé une place importante aux produits de la ruche : gommes de propolis pour la gorge, pollen, et bien sûr miel, que mon père achetait en grande quantité aux apiculteurs sur les marchés. Il prenait souvent les stocks annuels de la famille aux apiculteurs du Vercors, mais aussi du Morbihan où nous passions régulièrement les vacances. J’ai aussi un souvenir fasciné, plus jeune, que nous allions prendre du miel de sapin dans les Vosges directement dans une miellerie, où l’apiculteur ouvrait le robinet de ses grosses cuves en inox pour laisser couler le précieux nectar directement dans les pots.

Pour autant je n’avais jamais eu l’occasion d’approcher plus le monde apicole, ayant une défiance spontanée devant les abeilles qui m’évoquaient avant tout leurs piqûres.

Aussi quand un apiculteur a créé une association l’année dernière dans mon village pour former des apiculteurs autonomes, l’envie m’a pris d’y participer, pas dans l’idée de mettre une ruche (ce qui me semblait très compliqué) mais tout simplement de découvrir cette mystérieuse activité d’apiculteur… On peut aussi se former auprès de ruchers écoles, on trouve pas mal d’offres un peu partout aujourd’hui.

L’automne nous a permis d’ouvrir quelques ruches et de comprendre les différents éléments, avant que l’hiver ne soit mis à profit pour aborder de nombreuses notions théoriques ainsi que pas mal de travaux d’hivernage (nettoyage et désinfection des caisses, préparation de cadres de cire gaufrée, etc)…

Un cadre de miel (de hausse, donc prévu pour la récolte).

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En automne les abeilles s’affairent aux derniers beaux jours à butiner la flore du moment qui les aidera à passer l’hiver. Le lierre est notamment bien apprécié avec sa floraison décalée, héritage des temps glaciaires…

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On peut aussi consommer le miel directement en rayon !

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Parmi les produits de la ruche il faut mentionner également la cire d’abeille, que l’on peut faire fondre au bain marie avant de la mouler en bougie. Le cadeau de Noël de cette année !

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Les miels ont énormément de variété selon la source du nectar. Pour ma part j’ai par exemple toujours eu un faible pour le miel de tilleul…

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Au rucher école on apprend pas mal de théorie mais aussi la pratique qui comporte de nombreux détails : ne pas choquer la ruche, lever délicatement les cadres pour ne pas écraser d’abeille, enfumer délicatement et efficacement, etc…

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Le reste de la famille prenant finalement pas mal d’intérêt à cette activité, l’idée de mettre une ruche dans le jardin a finalement émergé, et un essaim est donc arrivé en acclimatation en cette fin avril 2018 (avec quelques jours très chauds succédant brutalement à un hiver qui ne semblait pas vouloir finir).

Et puis fin avril 2018 voici le début de la grande aventure : un essaim en acclimatation dans le jardin, dans sa ruchette d’origine pour l’instant.

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La ruche définitive et ses cadres finissent de se préparer ! Le vieux transformateur Lego qui alimentait mon circuit de train dans mon enfance reprend du service.

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Il est rare que l’un ou l’autre des enfants ne m’accompagne pas lors d’une visite de la ruche…

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En ces journées particulièrement chaudes de mai qui accompagnent un pic de la floraison, la colonie se développe à grande vitesse !

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Fin mai je profite de belles journées pour quelques séances photo au bord de la planche d’envol.

Les abeilles semblent des virtuoses en vol mais en fait leurs atterrissages sont souvent laborieux : arrivée qui provoque des collisions ou les pattes en l’air !

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Certaines ramènent de belles pelotes de pollen.

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Beaucoup d’activité en tout cas sur la planche d’envol en cette fin mai 2018 !

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Avec la saison qui avance, de plus en plus de monde sur la planche d’envol.

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Quelques autres scènes prises au rucher école :

Les ouvrières travaillent sur des rayons de cire toute neuve.

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Constructions hors cadres, qui ne peuvent malheureusement pas être conservées…

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On voit sur ce cadre des rayons de miel operculés (avec de la cire blanche en surface), qui signifient que le miel est prêt et peut être stocké, et d’autres rayons non operculés qui contiennent du nectar sur lequel les abeilles vont encore travailler.

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Une ouvrière en promenade.

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Et des mâles, parés au décollage pour aller courir l’aventure avec les reines vierges au septième ciel…

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Pour la dernière session de formation de notre année apicole, nous avons fait les travaux de récolte du miel de printemps. L’opération demande pas mal d’instruments, de l’organisation, un local propre et globalement étanche (pour éviter une invasion d’abeilles)…

Il s’agit tout d’abord de désoperculer les cadres de hausse (donc enlever la couche de cire propre qui ferme les alvéoles), puis passer les cadres dans l’extracteur afin de récupérer le miel, puis enfin de tamiser le miel et de le laisser décanter.

La désoperculation n’est pas si simple : il faut garder les cires d’opercule (qui seront données ensuite à « lécher » aux abeilles afin de ne pas perdre de miel), endommager le moins possible les cellules et ne pas mettre du miel partout (pour éviter un fastidieux nettoyage et limiter au maximum la perte, au moins par respect pour le travail des abeilles).

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Les cadres désoperculés passent ensuite dans l’extracteur : un peu comme pour une essoreuse à salade, mais avec nettement plus de puissance (il vaut mieux que l’appareil soit fixé au sol).

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Enfin arrive le grand moment : on peut récupérer le miel, qui va se filtrer à travers des tamis, avant de reposer quelques jours afin de laisser remonter en surface l’air et les impuretés (cire, propolis…) résiduelles. Tout ce travail se fait avec la délicieuse odeur du miel et de la cire, ce qui fait que c’est éminemment sympathique (au moins quand il n’y a pas trop de hausses à récolter) !

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Le fruit de notre travail :

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Juin 2018 : de belles journées, et parfois beaucoup d’activité devant la ruche !

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Quête du pollen dans les lys.

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Début juillet 2018 : c’est maintenant la lavande en fleurs qui a du succès !

Des abeilles jaunes, sans doute en provenance de ma ruche…

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… et des abeilles noires, sans doute en provenance du voisinage.

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Pas mal de bourdons aussi !

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7 juillet : de l’effervescence devant la ruche ! Les gardiennes veillent, et la colonie subit quelques attaques de frelons asiatiques.

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Toujours la lavande du jardin.

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Contrôle de la hausse : ça n’était pas attendu cette année mais les cadres sont bien remplis et bien operculés. La miellée du châtaignier se termine dans la sécheresse : il est temps de poser le chasse abeilles pour prévoir la récolte de la hausse (8 juillet).

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Sans trop attendre, la hausse est récupérée en brossant les abeilles restantes sur les cadres. Je m’attendais à les voir assez agressives mais elles restent plutôt calmes.

Je prends le temps de faire quelques photos dans le garage, notamment des cadres non operculés où le nectar/miel apparent est particulièrement esthétique.

Avant d’enlever la hausse pleine, j’intercale une hausse vide entre le corps de ruche et la hausse pleine avec son chasse abeilles, afin que toutes les abeilles gardent un toit.

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Récolte des hausses dans le village de Mareil.

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Un cadre bien operculé (comme la plupart).

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Et un cadre non operculé (notez les nectars de teinte différente).

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Le cadre le plus mal orienté n’est pas bâti complètement, et encore moins rempli.

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Et enfin c’est parti pour les travaux d’extraction : il faut commencer par désoperculer les cadres (retirer la fine couche de cire qui maintient le miel dans les cellules).

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De droite à gauche, on voit la hausse qui a été récoltée, à terre le bac qui sert à désoperculer (et qui récupère la cire et les gouttes de miel qui tombent), et plus à gauche l’extracteur où l’on fait tourner les cadres pour en extraire le miel par la force centrifuge. Le miel traverse alors un premier tamis et tombe dans le bac au fond (sous l’extracteur).

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Et puis vient le grand moment : on ouvre le robinet du premier bac sous l’extracteur, et on découvre enfin le miel et sa couleur, qui tombe dans une passoire double puis dans un maturateur (grand seau muni d’un robinet sur le bas, en vue de la mise en pot).

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Quelques jours plus tard nous procédons à la mise en pots, en passant du maturateur aux pots. C’est nettement plus simple que la phase précédente, et plutôt sympa de voir le nectar onctueux couler et remplir les bocaux !

Au final la récolte de cette première saison est plutôt pas mal : presque 14 kgs ! C’est un miel mélangé ou toutes fleurs, plutôt marqué par les fleurs d’été comme le châtaignier. Ne reste plus maintenant qu’à déguster !

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Ayant eu l’occasion de prendre des photos des cadres de l’une des ruches de l’apiculteur qui nous forme, je vous fais profiter de quelques scènes.

Un cadre assez classique : du couvain operculé au centre, des larves ici ou là, et du miel sur les bords.

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Des abeilles en activité au-dessus du couvain et des larves.

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En direct : la naissance d’une abeille qui sort de son alvéole.

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Des oeufs, qui ne restent que les trois premiers jours de la vie d’une abeille, avant de se transformer en larves.

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Des grains de pollen : notez la variété des couleurs, selon les fleurs d’origine.

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Scènes étonnantes fin juillet : les ouvrières mettent déjà à la porte les mâles (en principe j’avais lu que c’était aux premiers froids en fin d’été ou début d’automne), alors qu’il y a encore du couvain de mâles operculé à éclore. Les pauvres jeunots ne vont pas comprendre ce qui leur arrive, sitôt sortis de leur cellule. J’imagine que c’est lié à la sécheresse et à la canicule actuelle.

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En cette fin d’été ce sont les frelons asiatiques qui font l’actualité…

Une « muselière » anti-frelons a été installée fin juillet (la pression n’était pas encore trop forte mais je préférais que les abeilles soient parées), mais le combat est féroce : quand je musarde près de la ruche j’ai toujours de quoi les abattre (ce qui est facile avec leur vol stationnaire, qui est justement l’un de leurs points forts contre la ruche).

Quelques pièges ont été reposés à proximité immédiate de la ruche, avec un certain succès.

Les abeilles semblent quand même supporter leurs assauts, car début septembre avec le début de la floraison du lierre l’activité était intense et faisait plaisir à voir !

La ruche dans sa version de fin d’été : les hausses ne sont plus là, et une muselière éloigne les frelons de l’entrée.

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Un frelon asiatique à l’affut d’une abeille : le combat est bien inégal, mais celui ci n’aura pas regagné sa base…

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En plus ces pirates butinent également le nectar précieux du lierre.

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Ce jour là sur un petit buisson de lierre j’ai bien vu une dizaine de frelons asiatiques, pour un frelon européen (ci-dessous) ; mais certains articles disent que le frelon asiatique ne se porterait pas si bien que ça, on en doute en se promenant…

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Une pauvre inconsciente qui se repose sur le toit…

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Les divers cadavres qui se retrouvent aux abords de la ruche font le bonheur des petites guêpes…

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Heureusement les frelons n’empêchent pas une belle activité en ce début septembre, avec des rentrées d’un beau pollen orange.

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Contres jours avec la protection de la muselière…

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Une promenade pour changer. Il y a en forêt de Rambouillet, près de Bonnelles, un conservatoire de l’abeille noire (donc une zone où l’on essaye de maintenir uniquement de l’abeille noire). Ce petit coin de forêt comporte quelques crêtes de rêve pour les abeilles : on ne se croirait plus en région parisienne au milieu de ces bruyères ! Un petit paradis pour les abeilles !

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Géométrie de la ruche…

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La belle saison se termine, les abeilles font leurs dernières provisions.

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La ruche a des allures de forteresse pour être protégée des frelons, mais le résultat est atteint : les butineuses ont poursuivi leur travail pendant l’importante floraison du lierre.

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Et l’enfumoir va prendre un peu de repos à l’issue de la dernière visite d’automne…

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Printemps 2019

Les deux essaims ont bien passé l’hiver, et cela a été un grand plaisir de revoir le vol des petites abeilles aux premiers beaux jours !

Les butineuses ont bien profité des romarins…

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Et les nouveaux cadres se construisent.

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Les porteuses d’eau s’activent…

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Et beaucoup d’activité certains jours, avec de belles entrées de pollen.

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Malheureusement, la météo de ce mois de mai reste très fraîche et tourmentée, ne permettant pas la visite des ruches comme il le faudrait.

De ce fait la fin du mois se retrouve mouvementée avec les ruches qui essaiment ; cela a été l’occasion de pratiquer la cueillette d’un essaim, plus compliqué qu’il n’y paraît…

Surprise au retour du travail : un bel essaim dans le pommier !

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Les tenues sont mises : on essaye maintenant de faire tomber l’essaim dans un carton, avant de le déverser sur le toit de la ruchette (dans laquelle j’ai mis des cadres).

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Si la reine est bien arrivée dans la ruchette, toute la colonie devrait s’y rassembler !

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Les abeilles « battent le rappel » avec leur glande de Nasanov à l’entrée de la ruchette, c’est bon signe !

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La saison des essaimages offre l’opportunité de voir les reines plus facilement.

Une reine noire.

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Une reine jaune.

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Fin juin 2019, il est temps de faire un petit point sur cette saison apicole qui se termine déjà.

Un seul qualificatif convient : saison désastreuse !

Tout d’abord je n’ai pas réussi à gérer correctement les essaimages. Mes reines étant jeunes (de l’année dernière), je visais simplement à empêcher cette année les essaimages en détruisant régulièrement (toutes les semaines à peu près entre avril et juillet) les cellules royales. Mais le temps a été particulièrement froid et mauvais sur de longues périodes, notamment au mois de mai. En conséquence, je n’ai pas pu visiter les ruches aussi souvent qu’il l’aurait fallu, et les abeilles ont operculé des cellules royales.

Ensuite pour la première ruche j’ai fait une erreur : j’ai quand même poursuivi la destruction des cellules après l’operculation. La ruche n’ayant pas essaimé, je me suis dit que la colonie verrait bien qu’il n’y avait plus de reine à venir et resterait là.

Plusieurs jours de mauvais temps ont suivi, et finalement au premier retour de beau temps il y a eu essaimage, alors qu’il n’y avait plus de cellules royales ni même de jeunes oeufs pour remérer… La colonie est alors devenue orpheline, le doute a fini par se lever définitivement lorsque j’ai vu du couvain typique de « bourdonneuses » (couvain de mâles épars et mal pondu, régulièrement avec 3-4 oeufs par cellule).

A noter aussi que cette ruche avait réagi de façon surprenante à cette même période de mi-mai : les ouvrières ont tué presque tous les mâles, et souvent au dard il me semble.

Un peu le même problème dans la deuxième ruche, sauf que j’ai heureusement été « moins bon », en ne voyant pas certaines cellules royales.

En conséquence la ruche a aussi essaimé, mais il restait tout de même une jeune reine vierge (noire) pour relancer la colonie. Je l’ai même revue quelques jours plus tard, de retour de vol de fécondation (beau spectacle) !

Mais, deux semaines plus tard, il n’y avait toujours pas de couvain, et bien que la colonie continue à butiner sérieusement et calmement, les symptômes de ruche bourdonneuse sont également apparus… Mort de la reine lors d’un vol de fécondation ? (il y en a plusieurs parfois). Peut-être, difficile de savoir…

Il ne restait plus alors que le bel essaim que nous avions récupéré dans le jardin en mai (essaim qui sortait très certainement de l’une de mes ruches).

Coup de chance et de gentillesse, l’apiculteur qui m’a appris le « métier » m’appelle un jour pour me dire qu’il a mis en ruchette un petit essaim chez des particuliers, qu’il ne comprend certes qu’un tout petit paquet d’abeilles, mais qu’il a surtout une reine vierge qui pourrait sauver ma ruche bourdonneuse : je peux donc aller le récupérer !

J’ai bichonné cette micro colonie et deux semaines plus tard, j’ai vu que la reine (jaune cette fois) était bien fécondée et avait commencé une toute petite ponte.

Après avoir secoué à distance la ruche populeuse mais bourdonneuse (à distance pour ne pas que les abeilles pondeuses puissent revenir agresser la future reine), j’ai réuni ces deux essaims qui n’auraient pas eu d’avenir individuellement, dans l’espoir de faire repartir une colonie suffisamment forte pour passer l’hiver. A suivre ! Dans l’hypothèse où l’opération se solde par un échec (pas du tout impossible), il ne nous restera donc plus qu’une ruche pour entrer en hivernage.

Après ces soucis d’essaimage, parlons maintenant des récoltes de nectar et donc de miel. Et bien là aussi le mauvais temps (pluvieux régulièrement et surtout froid jusqu’à mi-juin) n’a pas aidé les choses, et on voyait régulièrement les ruches à l’arrêt, alors que les floraisons attendaient de partout !

Dans les environs de mes ruches il y a de grosses zones de châtaignier, donc difficile de tirer un bilan définitif de la saison, mais pour l’instant (mai) les surplus dégagés par les abeilles sont minimes (7kg seulement, avec mes deux colonies pleines en fin d’hiver, contre 17 kgs avec un essaim arrivé en avril l’année dernière)…

Récolte 2019 : pas fameux pour la quantité au moins !!

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Manipulations de dernière chance pour les ruches : le micro-essaim récupéré à côté de sa future ruche cible, bourdonneuse.

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La reine de ce petit essaim.

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Un cadre de ruche bourdonneuse : couvain de mâles épars bien caractéristique.

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Fin juin, la canicule remplace le froid et la pluie, pour la dernière ligne droite de la saison apicole…

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En juillet la météo s’est tout de même bien améliorée (sans être idéale : on est passés sans transition à la canicule) et cela a permis aux abeilles de profiter des dernières floraisons du tilleul, trèfle et châtaignier : 12 kg de plus récoltés !

Point positif de ce printemps maussade : les frelons asiatiques se font encore très discrets.

Dernière récolte en juillet 2019 : le miel récolté est agréable, avec des saveurs marquées de châtaignier, qui écrase le reste, mais son amertume est largement atténuée par le trèfle…

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Les bourdons font des orgies de pollen dans les altheas !

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Finalement, le petit essaim que j’avais rassemblé avec ma ruche bourdonneuse n’a pas pris : après rassemblement j’ai vu la reine encore une semaine, puis plus rien…

J’ai hésité à laisser tomber cette colonie puis je me suis dit que j’allais lui laisser une dernière chance : comme mon autre ruche voisine marche fort, je lui ai prélevé un cadre avec un peu de couvain, et surtout des œufs : possibilité pour la ruche receveuse de refaire une reine.

Je ne les ai plus trop dérangées et fin juillet j’ai fait une visite rapide : il m’a bien semblé voir une cellule de sauveté operculée, mais sans trop de certitudes. Le départ en vacances s’est fait là-dessus, et je n’ai pas mis de protections contre les frelons à cette ruche. Certes, cela laissait la possibilité qu’elle se fasse massacrer s’il y en avait beaucoup, mais d’un autre côté il ne servait à rien d’avoir une reine en route si elle ne pouvait pas sortir se faire féconder, de même que les mâles devaient aussi pouvoir entrer et sortir.

Au retour des vacances nouvelle visite, sans me faire trop d’illusions tant les désillusions avaient été au rendez vous avec cette colonie depuis le mois de mai, et là une bonne surprise : il y avait deux cadres avec un beau couvain operculé, entouré de larves et d’œufs (œufs bien pondus en plein centre, avec un œuf par cellule).

Bref, l’opération de la « dernière chance » semble avoir marché, et il reste à espérer que cette colonie renaissante arrivera à prospérer suffisamment avant l’arrivée de l’hiver.

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