Mont d’Or lyonnais

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Le Mont d’Or lyonnais est un petit massif calcaire situé au nord de Lyon. Il est riche par son patrimoine car l’habitat y a été ancien, colonisé rapidement étant aux abords de la grande ville. Les romains y ont fait passer un aqueduc encore visible par endroits.

Il est également riche par sa géologie : le terrain du secondaire est visible par une succession de plusieurs couches rapprochées, qui plus est dédoublées par une grande faille. Bref de quoi fouler un sol dont l’ancienneté va de -200 à -170 millions d’années et dont les fossiles assez fréquents sont les témoins. En une promenade de quelques petits kilomètres, on peut croiser 5 ou 6 couches de calcaires et marnes différents, bien reconnaissables à leur végétation et à leurs affleurements.

En voici un certain nombre de photographies, qui laissent une large place à Poleymieux, la « perle des Monts d’Or » au coeur du massif.

1- Quelques vues générales

Poleymieux et ses hameaux

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Poleymieux, les Côtes au matin.

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Poleymieux, depuis la Rivière

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Poleymieux, l’église.

Church of Poleymieux

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Poleymieux, en montant sur le sentier des Côtes.

One beautiful sunday morning

Poleymieux, les Combes et Feyssolières

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Poleymieux, la tour Risler et l’ancienne église

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Poleymieux, la maison du barbier : un exemple de maison vigneronne en pierres dorées

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Vigne à Poleymieux (exploitée par le Gaec Le Bouc et la Treille)

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Murs en pierres sèches

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Poleymieux, aux abords de la maison Ampère au printemps…

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… et en automne.

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Poleymieux, les Gambins.

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Poleymieux, la faille étonnante de la Roche Percée.

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L’ermitage Saint Antoine, en descendant de Poleymieux vers Chasselay, avec le Beaujolais en toile de fond.

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Poleymieux, cascade de tuf du Colombier.

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Forêt d’automne à Poleymieux.

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Poleymieux, un escalier de vigneron sur le chemin du Chêne.

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Poleymieux en automne.

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L’auberge de Poleymieux.

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Les hauteurs de Saint Cyr et Saint Didier (Mont Cindre, Mont Thou, Mont Narcel et la Roche de St Fortunat) offrent de beaux points de vue sur la ville et sur les Alpes par temps clair.

Giverdy, Fourvière émerge de la brume peu après le lever du soleil.

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Début janvier 2014, peu avant le lever du soleil, des brumes sont présentes mais basses ; la tour du crayon émerge devant le Vercors.

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Puis le soleil se lève, et les nuages remontent, au point de quasiment submerger Fourvière.

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Saint Cyr, grain sur la banlieue de Lyon.

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Lyon, vue de Giverdy la nuit.

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Mont Cindre, les hauteurs de Saint Didier émergent de la brume au petit matin.

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D’un peu en-dessous du Mont Thou,  la Part-Dieu et le clocher de Saint Cyr au Mont d’Or échappent tant bien que mal aux brumes.

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Puis le soleil perce les hauteurs, alors que les bancs de nuages stagnent encore assez bas et que la perturbation importante passée la veille s’évacue doucement vers les Alpes.

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Le soleil fraîchement levé réchauffe l’atmosphère tourmentée de ce mois d’octobre, et les brumes remontent.

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Le Mont Cindre finit cerné presque comme une île.

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Un autre matin, le Mont Cindre émerge tout juste des brumes.

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Lever de soleil automnal avec des brumes basses sur Lyon, vu depuis Giverdy et le mont Cindre.

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Spectacle qui donne envie de se poser au Mont Cindre parfois…

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Lever de soleil brumeux derrière le mont Cindre.

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Un autre lever de soleil hivernal flamboyant derrière le Mont Cindre. Les nuages remontent assez haut ce matin là, et les Alpes  sont particulièrement bien visibles entre les couches de nuages.

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Parfois les nuages et la brume remontent plus haut, à l’assaut de Giverdy ou de la Roche de St Fortunat…

A l’est seuls le Mont Blanc et les vapeurs de la centrale du Bugey divertissent l’horizon ce matin là :

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Au sud la roche de St Fortunat surnage, alors que le vallon de Giverdy est noyé.

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La route des crêtes des Monts d’Or au petit matin.

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Les vaches restent placides au pied du Mont Thou, juste au-dessus de la brume.

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Brumes basses à l’est un matin d’automne : l’ancienne et les modernes…

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L’autoroute électrique…

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Brumes dans la plaine de l’Ain.

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Le crayon et la gomme…

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La colline de Fourvière.

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Lever de soleil contrarié…

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Giverdy, au gré des saisons.

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Le Mont Thou, vu des pentes de la Roche de St Fortunat.

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La brume remonte de Lyon jusque sur les hauteurs de Saint Didier, donnant presque l’impression que la Roche de St Fortunat émerge de la mer.

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Un rayon de soleil perce au printemps, alors que les averses soutenues se succèdent.

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Sur les hauteurs de Saint Didier, dans les herbes folles printanières.

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Giverdy, et les hauteurs de Saint Cyr (secteur de la caborne de la cave).

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L’étonnant clos de la Rosette, au hameau du Mont Thou : murs imposants percés de cabornes.

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L’île Barbe, sur la Saône, au pied des Monts d’Or.

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Saint Romain, le vallon d’Arches et son captage

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L’aqueduc romain, encore incroyablement bien conservé par endroits.

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En quelques endroits, les fronts de taille des carriers ont croisé l’aqueduc romain en pleine falaise !

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Avec du matériel d’assurage dont on sait se servir (absolument impératif !!), il est possible d’atteindre l’aqueduc à cet endroit fascinant.

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Sur l’autre versant de la falaise, on retrouve l’aqueduc qui se poursuit en aval…

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Saint Romain, l’étonnant bassin des Vondières.

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Curis, maisons de carriers sous le front de taille.

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Curis, l’église, et les bières locales.

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Saint Fortunat, village de carriers par excellence dont la rue avait fini par devenir une ligne de crête entre les exploitations (comblées pour l’essentiel depuis).

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Un extrait du chemin de croix d’André Buy, à St Fortunat. Il ne reste plus que trois plaques gravées qui sont visibles sur l’angle d’une maison de la rue principale de St Fortunat. On voit ici une chute de Jésus, qui correspond sans doute à la 9ème station du chemin de croix traditionnel car le soleil qui se lève derrière la nuée (qui représente la Trinité) suggère que le salut est proche. André Buy a signé la pierre avec ses signes de carrier (les lettres A et B entrelacées) et l’a datée : 1779, il avait 17 ans. Enfin il a ajouté le signe fréquent du « lacs d’amour ».

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Tombes de carriers au cimetière de Saint Fortunat

Plusieurs éléments intéressants sur celle-ci : le nom Morateur tout d’abord, très probablement issu des « muratori » qui venaient d’Italie et qui ont largement oeuvré aux constructions du Mont d’Or. Le carrier Melchior Morateur était l’un des carriers reconnus de St Fortunat ; on trouve sa marque de taille sur bon nombre de pierres avec sa marque : un M barré horizontalement. On voit ensuite les outils habituels du carrier : équerre, compas et fil. Il faut également remarquer le gros fossile d’ammonite à gauche sur la photo.

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2- Carrières et ouvrages de carriers

Préambule : les sites de carrières sont dangereux et fragiles, et qui plus est sur des propriétés privées. Il faut absolument éviter de toucher les ouvrages, évidemment ne pas y monter, porter un casque et éviter d’y aller avec des enfants. Je ne donnerai aucune précision sur leur localisation.

La bonne qualité de certaines strates de calcaire du Mont d’Or (notamment l’Aalénien -la pierre dorée- et le Sinémurien -la pierre grise ou calcaire à gryphées) a conduit à l’exploitation de très nombreuses carrières dans le massif. Leur origine est difficile à dater mais l’activité était encore intense au 19ème siècle, avant de péricliter à la fin de ce siècle justement, le transport sur rail ayant permis l’utilisation moins coûteuse de pierres plus lointaines.

Pour l’essentiel les carrières ont été comblées par les déchets importants (le « marrain »).

Il est néanmoins possible d’accéder à certains de ces sites d’extraction anciens. Les constructions en pierres sèches deviennent alors très impressionnantes : un vrai travail de titans !

L’un des problèmes qui se posait pour l’exploitation était donc le traitement des nombreux déchets de carrière, toutes les strates géologiques n’étant pas utilisées (notamment le ciret du Bajocien, strate au dessus de l’Aalénien – pierre dorée). Ici, et c’est un cas non vu ailleurs au moins en Europe, une solution étonnante a été mise en oeuvre pour faire face à cette difficulté : sur la zone propre avant extraction, des tunnels en pierres sèches et à voûtes à claveaux ont été construits, parfois sur de grandes distances, et le marrain a été entassé au-dessus. Les carriers bénéficiaient ainsi d’un cheminement protégé des intempéries et restant assez facile pour évacuer les lourdes « charrières » de pierres que tiraient les chevaux.

Ces sites au sol remanié et atypique comportent aussi une jolie flore plutôt rare.

Phalangère des lis.

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Lys martagon.

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Le célèbre genêt hérisson, que l’on ne trouve guère en France que dans les Pyrénées, se retrouve sur quelques fronts de taille dans une variété particulièrement rare : le lugdulensis…

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Le genêt hérisson fleurit début juin.

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Parfois le chemin sur lequel débouche le tunnel s’est chargé et il faut quelques contorsions pour y entrer.

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Il est alors possible de cheminer dans le tunnel en prenant des précautions ; parfois c’est très court et tout droit, parfois plus long et sinueux…

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En certains endroits, on trouve parfois une fosse de croisement où les lourds chariots remplis de pierre pouvaient se croiser.

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Mais en général et assez invariablement, ces tunnels finissent par un éboulement.

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Heureusement avec un peu de chance, il est possible de tomber sur des sites mieux conservés… Ici, un tunnel qui traverse le marrain jusqu’au front de taille s’accompagne d’une cabane d’assez grande dimension et à plusieurs chambres, le confort quoi !

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Visite de la belle cabane.

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Il est temps de traverser le tunnel.

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Celui-ci, en plus d’être en bon état, comporte un linteau gravé à son entrée. La mémoire des carriers est restée vivace dans le village à proximité (les anciens ont connu dans leur jeunesse les vieux carriers) aussi la signification des initiales est restée jusqu’à nous : Gaspard Ligneux.

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C’est parti pour une jolie traversée.

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Un front de taille de pierre dorée en sortant.

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Il est possible de pénétrer dans quelques anfractuosités (naturelles à priori).

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Au bas du front de taille, on trouve deux inscriptions gravées, émouvantes et qui nous rappellent le souvenir des hommes de cette époque : c’est le clou de ce parcours qui se termine…

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Le testament du vieux carrier : « Oh dure et ingrate roche, pendant 33 années, par toi nous fûmes enchaînés. Mais, ô Dieu de bonté, veille sur nous encore quelques journées et nos chaînes seront brisées. Louis Lignieux 1863 »

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La réponse de son compagnon : « Heureux celui qui, sans te creuser, sa vie peut passer. Car dans ton sein, ô dure roche, que de sueur il faut sécher, que de malheur et de danger il y a à éviter pour ne rien gagner. Fait ce 25 novembre 1863 »

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De quoi laisser songeur sur les conditions de vie difficiles de nos aïeux…

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Quelques autres ouvrages de carriers de grande dimension (Couzon et St Germain).

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Saint Romain, la grotte Blanche

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Saint Romain, faille de grande dimension du côté de la grotte St Hubert

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Saint Romain, la grotte de la Luée.

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3- Faune

On peut effectivement passer un peu de temps sur la faune de la colline, qui est somme toute assez classique, mais avec tout de même une représentation intéressante des amphibiens.

Pour commencer, le pic noir des carrières perdues à Couzon…

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Mon ami tichodrome échelette en balade verticale…

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Un épervier longe les carrières…

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… suivi d’une buse.

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Poleymieux, une salamandre

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Poleymieux, un triton palmé

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Poleymieux, un triton alpestre

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Poleymieux, taquineries entre M. et Mme tritons alpestres

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4- Quelques éléments de patrimoine

Les constructions en pierres sèches sont innombrables : murs, cabanes ou cabornes…

Poleymieux, l’intérieur de l’étonnante « cabane sans fond » aux Pins et Fournats ; un ancien tumulus ?

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Saint Romain, l’élégante et étonnante caborne chaude : la lucarne mène à une faille qui vient des entrailles de la falaise, assurant un air un peu plus chaud l’hiver et plus frais l’été !

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Poleymieux, un aiguier (construction aménagée pour récupérer le maximum d’eau de pluie possible, stockée dans une citerne en dessous).

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Poleymieux, lavoir de la Rivière

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et lavoir des Gambins (Poleymieux), réputé être le point de départ de l’aqueduc romain

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St Romain, une étonnante cabane de grande dimension et probablement à étage, en voûte à claveaux (je n’en connais que quelques autres, à Saint Cyr et St Romain).

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Poleymieux, croix aux Gambins , avec des symboles de carriers et se trouvant au-dessus d’une ancienne galerie de captage dont la citerne aboutit dans la cave d’une maison.

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Poleymieux, croix sur une maison à la Perronière.

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La croix du hameau du Mont Thou (Saint Cyr au Mont d’Or).

Je renvoie d’ailleurs à un article intéressant à son sujet :

https://lescahiersdumontdor.wordpress.com/2015/06/09/la-croix-du-hameau-du-mont-thou-a-saint-cyr-au-mont-dor/

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La croix d’André Buy, aux Essarts (Saint Didier au Mont d’Or).

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Un tout petit peu de géologie pour finir : abondance de calcaires différents. Un exemple ici du calcaire « à gryphées » de l’étage du Sinémurien, rempli d’huîtres fossiles qui ont environ 195 millions d’années… Ces bancs donnaient une pierre dure très utilisée pour les marches, encadrements de portes et fenêtres ou dalles, comme dans l’église de Neuville sur Saône par exemple.

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Lissieu, un mur de maison laissant apparaître des gryphées.

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Enfin, pour ceux que tout cela intéresse, ne manquez pas les ouvrages absolument incontournables de Michel Garnier sur le Mont d’Or, que l’on peut trouver au Syndicat Mixte du Mont d’Or à la mairie de Limonest. Il faut tout particulièrement recommander « carriers et carrières dans le Mont d’or lyonnais » en 3 volumes passionnants.

J’apprends d’ailleurs avec tristesse que Michel Garnier vient de décéder.

Enfin, pour terminer cette page je ne peux pas laisser de côté l’excellent site créé par Pierre de Laclos et Luc Bolevy, avec des articles intéressants et très documentés sur de nombreux aspects du patrimoine du Mont d’Or :

https://lescahiersdumontdor.wordpress.com/

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17 Responses to Mont d’Or lyonnais

  1. Salut, reportage varié et intéressant ; avec de bien belles images !

  2. Luc Bolevy dit :

    Je reviens souvent sur cette page, et ces belles photos me frappent à chaque fois !

  3. Merci et bravo pour ces belles images !!!

  4. jujutrail dit :

    Vive le montdorois ! Les passionnés se livrent leur secret ! Belle photo de fourvière sous la brume

  5. Merci ; et en voyant vos sites et pages je me dis que je vais avoir de la lecture car il y a bien des choses que je ne connais pas !

  6. DEMOUNEM Régis dit :

    Des images remarquables, soulignant la riche diversité de notre massif; une référence utile pour nos élus centrés sur le seul entassement démographique. J’espère que ce travail va contribuer à motiver nos jeunes pour valoriser ces données avant qu’il ne soit trop tard;

    • Merci, il y a effectivement des coins remarquables dans les Monts d’Or.
      J’ai l’impression qu’il y a en tout cas beaucoup plus de monde que je ne l’avais imaginé qui s’intéresse et prend soin du patrimoine.
      Pour la pression foncière c’est sûr en revanche qu’on voit bien qu’elle est très forte, avec pas mal de nouvelles constructions chaque année…

  7. steve dit :

    Et Collonges?

  8. Ping: Souscription pour un nouveau livre sur le Mont d’Or Lyonnais | Montagne et photographies

  9. Ping: La Croix des Essarts à Saint-Didier-au-Mont-d’Or, ou l’œuvre d’un Compagnon de St-Fortunat | Les Cahiers du Mont d'Or

  10. Ping: Quitter le Mont d’Or et Lyon… | Montagne et photographies

  11. Pastelle dit :

    Une superbe série, qui donne envie d’aller se balader dans les Monts d’Or. Plein d’endroits que je ne connais pas…

  12. Pastelle dit :

    J’avais laissé la page ouverte pour y revenir. J’adore les photos de brume. Celle de l’autoroute électrique est géniale, de même que celles de l’Ain, mais toutes sont belles…

  13. Ping: Immobilier de luxe : investissez sur le marché lyonnais – Les bons plans et les bonnes affaires

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