les Andelys, randonnées au bord des falaises de la Seine

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Le beau temps démarré début décembre et qui m’a permis de faire enfin une balade sympathique dans la région s’est poursuivi le week-end suivant. J’ai ainsi pu profiter de beaux couchers de soleil sur les falaises de la Seine.

Cette fois j’étais un peu plus loin que la Roche Guyon : aux Andelys, toujours sur la vieille frontière entre le royaume de France et la Normandie, mais sur la boucle de la Seine en aval de la Roche Guyon, et sur les anciennes terres de Richard cœur de lion.

La forteresse qui domine le méandre est donc Château Gaillard, que Richard cœur de lion appelait « sa fille d’un an » (car bâtie particulièrement rapidement), mais elle n’empêcha pas la venue de Philippe Auguste qui conquit cette forteresse après un siège en règle de plusieurs mois…

J’ai eu l’occasion de refaire (refaire, car c’est un site que j’appréciais bien avant le départ à Lyon) une balade aux Andelys début octobre. Après une période chargée au travail je rêvais vraiment de me dégourdir les jambes ainsi que de retrouver un peu de verticalité dans cette Ile de France bien trop plate à mon goût. Malheureusement ce jour-là, la météo avait été finalement très décevante avec une grisaille sans espoir…

J’ai donc bien apprécié de pouvoir y retourner samedi et dimanche dernier, en en faisant profiter les enfants au passage. Ils étaient heureux de redécouvrir l’étonnante roche de l’Ermite dont le sommet est largement creusé avec luxe : une cheminée, et pour la vue au soleil un tunnel qui mène en plein vide de la face ouest…

Il n’y a pas grand chose de plus à raconter, place aux photos ! (qui seront mélangées exceptionnellement)… Lire la suite

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la Roche Guyon, un petit tour sur les falaises de la Seine

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J’avais déjà fait quelques petites balades ici ou là depuis notre arrivée en région parisienne, et même déjà sur les falaises de la Seine (du côté des Andelys), mais rien à faire : je n’avais jamais réussi à conjuguer une belle balade et du beau temps (au moins un peu de soleil) depuis l’été…

Et finalement cette toute fin d’automne a vu quelques jours avec un froid accentué, du vent glacial, mais aussi un beau ciel bleu à en attraper des coups de soleil ! Le site météo que je consulte avait même, dans un grand enthousiasme, osé la comparaison : « on se croirait en montagne » ! Donc je ne pouvais pas rater ce petit créneau et me voilà parti ce mercredi pour la vallée de la Seine, qui est l’un des rares endroits des environs à offrir un peu de verticalité.

Parmi les diverses possibilités de parcours, j’ai opté pour la Roche Guyon, qui avait l’avantage d’être le plus près et où finalement je n’avais jamais sérieusement randonné.

Le site est joli bien sûr, avec une belle orientation plein sud, et finalement un peu plus calme que la Seine aux Andelys, où passent sans cesse des péniches en lien avec les sablières. Ici à la Roche Guyon, l’autre rive de la Seine (au creux de la boucle) offre une forêt à perte de vue, où l’on aperçoit juste une gentillhommière perdue.

En présentation on peut dire également que la Roche Guyon, comme Château Gaillard aux Andelys d’ailleurs, se situe à l’ancienne frontière convoitée et disputée entre les rois de France et ducs de Normandie. Mais autant Château Gaillard est une forteresse bâtie par Richard Coeur de lion pour intimider Philippe Auguste (sans succès d’ailleurs…), autant la forteresse de la Roche Guyon, en rive gauche de l’Epte, est restée sur le domaine du roi de France, fief de son vassal le sire Guy de la Roche. Lire la suite

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un passage par le Purgatoire…

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Après un dernier bivouac au départ de Lyon, j’ai eu l’occasion de refaire une dernière (sans doute !) randonnée au départ de Lyon…

Cette balade avait d’ailleurs un petit air de retour à mes premières amours puisque je suis reparti dans le Purgatoire, où j’avais passé tant de journées en 2011 à chercher les traces des charbonniers et des spéléos, avant de finalement passer à autre chose et de ne plus guère retourner que de temps à autres dans les Erges

Avant de poursuivre ce petit récit, il me faut d’ailleurs reprendre le temps de présenter le contexte général de l’endroit.

Le Purgatoire se situe au nord de la réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors (ou pour prendre un axe différent : il se situe à l’est de la prairie d’Arbounouze). C’est une zone assez remarquable en ce sens qu’elle est particulièrement perdue et sauvage : c’est un enchevêtrement de petits rancs rocheux, de lapiaz, de gouffres et de végétation plus ou moins dense. Le tracé du GR91 le souligne d’ailleurs par opposition assez bien car il l’évite soigneusement, en descendant de Carette vers Arbounouze, avant de remonter plus loin vers Tiolache.

Mais dans un passé pas si lointain la situation était nettement différente : cette zone était occupée par les charbonniers qui y ont créé de nombreuses sentes que l’on retrouve plus ou moins facilement aujourd’hui, avec ici ou là les plates formes de leurs charbonnières sur lesquelles on retrouve encore la terre noircie.

Un peu plus tard une autre population, bien moins nombreuse mais pas moins active, est venue quadriller tous ces contreforts tourmentés de la barrière du Vercors : les spéléos, et tout particulièrement l’ASV (Association Spéléo Vercors), qui a laissé des traces mémorables dans les années 60 avant de se mettre en sommeil à la fin des années 70. Ils ont largement repris et entretenu les vieilles sentes des charbonniers, puis ont laissé leurs marques auprès de la plupart des gouffres et des cavités innombrables dans ce chaos rocheux, qui est tel une mer déchaînée et subitement pétrifiée.

L’ASV avait deux figures marquantes dans les années 60 et 70 : Jésus (de son vrai nom Marcel Jougan ; 1930-1995) et Goupette (Jean-Paul Argoud-Puix ; 1944-1991), que suivaient bon nombre de jeunes intrépides du plateau. L’ASV s’est notamment distinguée en faisant de belles campagnes d’exploration dans la grotte de la Combe de Fer (où Goupette manqua de peu de décéder suite à une chute de 18m dans une cheminée à -110m, en pleine tempête de neige en janvier 1965, avec un sauvetage difficile à la clé) et en découvrant le Pot 2 (un puits avec une verticale directe de 317m : record du monde à l’époque qui leur valu un article de Paris Match à la fin des années 60 -cf. plus bas).

Ils ont également bâti plusieurs cabanes qui leurs servaient pour leurs camps de prospection, et mes recherches ont d’ailleurs été motivées au départ par les lointains souvenirs de Pascal, qui se rappelait être passé à la cabane à Jésus dans les années 80 et qui se demandait où elle pouvait bien être, si tant est qu’elle existe encore.

Avec notamment Pascal et Gérard, nous avons ainsi pas mal sillonné tout ce secteur, en s’attardant notamment de la Combe de Fer à Tiolache avec des zones particulièrement captivantes : la Combe de Fer, Serre du Play, le clos de la Fure, le Grand Pot, le Rey Blanc, le Purgatoire et la zone particulièrement fracturée du Pot 2, et enfin les Erges (tout cela respectivement du nord au sud).

J’ai relaté au final l’essentiel de tout cela (pour ma part), sur une page de mon vieux site web à l’époque.

Ce dimanche matin me revoici donc avec Pascal au col de la Berche, en vue de refaire un joli petit tour dans tout ce secteur où je n’étais pas revenu depuis un bon moment. On sent que c’est une randonnée qui fera date dans l’histoire des Hauts Plateaux du Vercors et nous avons mis nos plus belles tenues en conséquence : Pascal a son short de marathon et j’ai ma tenue de boy-scout…

L’idée n’était pas de refaire de grandes explorations et de grandes découvertes, mais juste de prendre plaisir à repasser dans tous ces endroits perdus et envoûtants. Pour simplifier la lecture et la compréhension, je relaisse ici sans attendre les schémas que j’avais fait sur cette portion du plateau, en reprenant la base d’un vieux schéma de l’ASV peut-être fait par Jésus lui-même, et que j’ai complété avec les données d’aujourd’hui.

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Nous sommes tout d’abord passés par le Pot du Play, avant de bifurquer vers l’ancien refuge octogonal du parc du Vercors (qui a brûlé il y a bien longtemps et dont ne restent guère que les fondations en béton) pour aller chercher le départ de la vieille sente des charbonniers de la combe Morta, que je n’avais prise qu’une fois et qui mène aux abords de l’ancien refuge ASV au débouché du « chemin bleu du Purgatoire ». Nous avons remonté la combe en profitant de ses curiosités (par endroits des gouffres qui s’ouvrent sous les tapis de mousse, une ou deux grottes, des aménagements de sentiers faits par les charbonniers et un beau miroir de faille qui ferme la combe au sud sur une bonne distance). Lire la suite

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Un bivouac dans le sud Vercors : la vire du rocher des Heures

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Ce fut certainement mon dernier bivouac dans le Vercors au départ de Lyon…

J’avais effectivement la possibilité de partir faire un bivouac ce long week-end, mais la météo exécrable de cette semaine, qui s’est prolongée le samedi, m’a conduit à me contenter finalement d’une sortie sur le dimanche et le lundi. Même pour ces deux jours les prévisions n’étaient pas extraordinaires (surtout le dimanche) mais dans ma situation les occasions ratées sont plus que jamais perdues, donc je me suis dit que je regretterais certainement de ne pas avoir tenté ma chance. Avant de partir j’ai tout de même jeté un oeil aux webcams de la station de Villard et ça n’était pas encourageant : brume épaisse, aussi bien à 1100m à Bois Barbu qu’à 1700m sous les rochers des Jaux. Rien qu’à voir ces images j’imaginais bien le vent glacial qui devait les accompagner, et je me suis dit que la balade risquait d’être très austère : il fallait prendre les affaires pour le froid…

J’avais deux idées en tête pour cette balade : avant tout profiter à nouveau du chant des tétras comme c’est encore la période de leurs parades, et si possible refaire un tour à la belle vire du rocher des Heures où j’étais passé il y a quelques années mais en attendant presque toute l’après-midi d’avoir droit au soleil. J’avais d’ailleurs à cette occasion retraversé le plateau de nuit pour rentrer bivouquer au pas de l’Aiguille, donc il n’y avait pas de raisons que je ne puisse pas regagner les abords de l’arène des tétras. Lire la suite

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Quitter le Mont d’Or et Lyon…

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Un article un peu atypique pour une fois, car le sablier de la vie s’écoule inexorablement et notre temps en région lyonnaise s’achèvera dans quelques mois.

Ce n’est pas une surprise : nous savions en arrivant que le séjour ne serait vraisemblablement que de quelques années, mais comme toujours l’échéance nous semblait alors bien lointaine et surtout elle restait floue, donc un peu incertaine.

J’ai une appréhension de ce moment car je sais que les dernières balades entre cabornes, pierres dorées et carrières seront un déchirement.

Je quitterai sans tarder mon lieu de travail actuel : si ce quartier défraîchi de Villeurbanne ne m’a pas fait rêver au départ, je me suis attaché à ce bureau qui m’offrait régulièrement de belles échappées visuelles vers les Alpes par temps clair ou vers les tours de la Part-Dieu, Fourvière et les monts du Lyonnais, avec plus d’une fois de beaux levers ou couchers de soleil… Je me suis aussi bien attaché à mes collègues de travail, après plus de cinq ans avec eux.

Pour la famille l’arrachement sera certainement aussi douloureux : le petit dernier (huit ans) m’a dit récemment « Papa, je rachèterai la maison quand je serai grand »… Pour lui cette maison restera sans doute comme celle de son enfance. Je me rappelle qu’à cinq ans mes parents ont déménagé. Etant considéré comme trop petit j’étais resté à l’appartement pendant que ma sœur aînée les avait accompagnés pour découvrir la nouvelle maison. Elle en était revenue absolument enthousiaste : « c’est merveilleux, il y a même un ruisseau au fond du jardin ». Je me rappelle avec une grande précision l’image que cette description m’a évoqué : une simple cabane en bois dans une jolie prairie au milieu des bois, avec un petit torrent coulant à proximité et je m’imaginais déjà poser mes bateaux dans la rivière pour les voir suivre le courant dans l’eau claire. Autant dire que j’avais été très déçu en découvrant la réalité peu après : une maison dans un lotissement immense et sans âme, avec pour ruisseau une pauvre tranchée servant à évacuer les trop pleins d’eau boueuse lors des grosses pluies… Je réalise qu’avec sa petite source d’eau claire qui traversait le jardin, notre maison dans le Mont d’Or m’a un peu ramené à mon rêve d’enfant.

Il y a tout de même au moins une contrepartie positive : j’apprécie encore plus qu’avant les petites choses insignifiantes auxquelles on ne prête plus forcément attention, aspirés par le quotidien et l’habitude.

Il pourrait y avoir une multitude d’exemples : le rayon de soleil matinal qui vient frapper l’église sur la colline qui nous domine, la buse qui crie dans le ciel alors que j’ouvre les volets d’un enfant au petit matin, ou parfois un chevreuil qui regagne prudemment le couvert des bois dans ces mêmes circonstances, la salamandre que j’attrape délicatement pour la poser dans l’herbe les soirs de pluie alors qu’elle flânait sur la voie d’accès à la maison avec sa démarche lente et pataude, le pic noir dont le cri déchire les bois alors que j’avance sur une sente perdue, la visite inhabituelle d’un héron qui vient faire une pause sur un cyprès, la chouette hulotte qui hulule à proximité alors que j’écris ces lignes, ou encore plus simplement les mésanges qui pépient en nombre…

Je réalise que c’est une chance absolument incroyable d’avoir pu vivre toutes ces années dans un tel cadre, à seulement quelques kilomètres d’une grande ville telle que Lyon. Cela me rappelle d’ailleurs mon étonnement lorsque j’ai débouché la première fois du vallon d’Arche de Saint Romain par une belle matinée ensoleillée : j’avais l’impression de me trouver dans une petite clairière paradisiaque des Alpes, alors que j’étais à moins de dix kilomètres du centre de Lyon et que je n’avais croisé personne de la matinée !

J’avais eu la même sensation d’ailleurs la première fois que nous sommes montés dans le Mont d’Or, de Neuville à Poleymieux en passant par Curis : le vallon qui s’ouvre derrière Curis m’avait semblé d’une tranquillité comme celle que l’on ne trouve que dans certaines vallées paisibles de montagne…

Assez paradoxalement, je suis né à côté de Lyon, par accident, mais enfant je me suis toujours considéré comme lyonnais alors que je ne connaissais absolument pas la ville. Je me suis du reste largement passionné au primaire pour les aventures des Six Compagnons (de Paul-Jacques Bonzon), une bande de jeunes enfants de la Croix-Rousse qui démêlait des intrigues policières dans la région et je cherchais avec passion sur les cartes les rues et tous les endroits de leurs aventures.

J’étais donc d’autant plus heureux de pouvoir découvrir cette ville lorsque nous sommes arrivés en 2010 et là-encore je l’ai trouvée fabuleuse : une promenade dans le vieux Lyon, en franchissant les lourdes portes qui donnent accès au paradis des cours intérieures de la renaissance ou des traboules, est un voyage dans le temps captivant, même pour quelqu’un qui n’a aucune culture en architecture comme moi.

Et puis il y a les Alpes : je ne m’étends pas sur ce sujet comme les promenades en montagne, l’une de mes grandes passions, ont été la raison d’être de ce site. En arrivant je n’avais qu’une peur : me dire que nous avions tout le temps et laisser l’usure du quotidien prendre le dessus, avec la paresse du confort de la maison l’emportant sur l’austérité du sac à dos trop lourd et de la mauvaise nuit sur un sol trop dur.

Je me suis efforcé de garder un cap d’au moins un saut en montagne par mois. Je n’ai pas réussi à le tenir avec les trop nombreuses contraintes familiales ou plus souvent encore météo.

Néanmoins, avec une cinquantaine d’articles publiés sur ce site concernant des balades en montagne depuis trois ans, je me dis que ça n’a pas été si mal et j’ai eu l’occasion de faire de nombreuses randonnées que je rêvais de faire depuis bien longtemps. Cela m’a aussi donné la richesse d’en partager avec de nombreuses personnes desquelles j’ai gardé un excellent souvenir : Pascal de Valence bien sûr qui est souvent apparu sur ces pages, mais aussi Gaëlle, François, Gérard, Didier, Guillaume, Pascal Sombardier, Bernard, Caroline, Pierre, Philippe, Eric et Jérémy.

Cet article ne se veut pas un adieu : il nous reste encore quelques mois même si les préparatifs m’empêcheront peut-être de refaire des bivouacs, et de retour à Paris j’essayerai de continuer à garder la motivation pour revenir user mes chaussures sur les sentiers du Dauphiné…

Comme à mon âge suffisamment avancé on ne se refait plus, je ne terminerai pas cet article sans quelques photos qui illustrent l’une ou l’autre de ces réflexions… Lire la suite

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Grand Ferrand et Tête de Vallon Pierra : un bivouac au coeur du Dévoluy

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J’avais eu envie de profiter des beautés du Dévoluy cet automne et j’avais tenté, début septembre, un bivouac aux abords de la Tête de Vallon Pierra. Malheureusement ce week-end là, un brouillard dense qu’accompagnait un violent vent du nord n’avait pas lâché les crêtes et j’étais rentré de nuit, au mieux.
L’automne s’est avancé : le 1er week-end de novembre, la météo était exceptionnellement belle mais je n’ai pas pu en profiter pour faire un tour dans mes chères montagnes et je me suis dit que c’était sans doute la dernière occasion avant l’hiver qui venait de passer.
Mais non : pour le week-end suivant c’est de nouveau un superbe anticyclone qui s’est invité, avec un ciel très pur, et cette fois j’ai pu en profiter…
Les résidus de neige tombée un peu plus tôt dans la saison étant désormais insignifiants, je me suis dit que c’était l’occasion de retourner dans le Dévoluy, pour achever cette randonnée tronquée de septembre.
Départ à nouveau de Saboyer, dans le vallon de la Jarjatte. La randonnée débute en même temps que celle d’un jeune couple qui part pour le vallon avec ses deux petits, dont l’un fait une colère absolument monumentale. Cela me rappelle les années douloureuses où nous emmenions aussi en rando les enfants portés en sac à dos, mais que j’avais fini par arrêter car le plaisir de la balade était passé sous le déplaisir du portage trop lourd. Au moment d’attaquer la montée dans le ravin du Fleyrard, cette pensée me réconforte sur ma situation actuelle et mon sac à dos n’en devient que plus léger, alors que les hurlements de l’enfant résonnent encore dans le vallon… Lire la suite

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Vallon du Ferrand en Oisans, et vacances dans le Vercors

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Un petit retour sur les vacances de la Toussaint, avec principalement une randonnée à l’honneur : le vallon du Ferrand en Oisans, qui fut de loin la randonnée la plus marquante et qui a eu le plus de succès pour la famille.

Au départ nous étions presque au-dessus des résidus nuageux qui noyaient depuis le début de la semaine les Préalpes puis, si le soleil s’est montré capricieux par la suite, l’ambiance délicieuse du vallon du Ferrand a joué son charme.

Nous sommes redescendus notamment par l’échine du Praoua que nous avions parcourue avec les deux aînés il y a quelques années, et dont le final nous avait laissé de grands souvenirs avec une traversée à gué du torrent tumultueux suite à une erreur d’interprétation de la descente de ma part. Cette fois ci pas d’erreur : je n’étais plus parti la fleur au fusil et j’avais bien repéré à la montée l’endroit où il fallait revenir à la descente. Et cette échine, entre ciel et terre et qui reste au soleil alors que le vallon replonge vite dans l’ombre, a enthousiasmé tout le monde !

Quelques autres randonnées à noter dans le Vercors : un tour dans le cœur des Erges qui n’a pas eu de succès alors que j’avais sélectionné les plus beaux lapiaz, et une montée au plateau du Cornafion qui m’a fait réaliser que même le petit dernier était désormais capable de randonnées longues et sérieuses.

Et maintenant place aux photos, en commençant donc par le vallon du Ferrand en Oisans : Lire la suite

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